Textes essentiels: Nouvelle version
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CE QUE DISENT LES UMMITES.

LETTRE 76:

NOTRE CONCEPTION DE LA "RÉALITE ULTIME"

Tout penseur reconnaîtra la difficulté majeure qu'entraîne la tentative d'explication, sur des esprits non préparés, de concepts abstraits reflétant toute la richesse idéologique des différentes écoles philosophiques.

Dans le domaine de la cosmologie, les progrès obtenus sont suffisamment importants pour que les spéculations de nos idéologues abandonnent le terrain des intuitions, mais les progrès de la recherche ne peuvent qu'apporter de nouvelles compréhensions.

Lorsque nos cosmo-physiciens purent comprendre la véritable nature de l'ESPACE physique, c'est un véritable choc qui fut ressenti.

Notre modèle de Cosmos est capable de répondre d'une manière satisfaisante à toutes les interrogations qui se posent non seulement en physique mais aussi dans le domaine biologique et psychophysique. Il est compatible avec la riche phénoménologie dont nous sommes les observateurs optionnels.

Il ne s'agit pas cependant d'un modèle définitif et parfait - réel - car bien qu'il réponde à nos propres formulations (Qu'est-ce que l'être? Qu'est-ce que le non-être? Pourquoi sommes-nous ici ?), pour satisfaire nos aspirations subjectives de connaissance, il faut accepter d'admettre que nous y introduisons sophistiquement des convictions erronées.

Par exemple, celle qui consiste à dire qu'il existe un modèle objectif. Celle que, pour satisfaire nos propres schémas mentaux, propres à des êtres à structure corticale définie, nous pouvons qualifier de "HORS DE MON ESPRIT "comme concept appréhendé dans sa totalité, sans tenir compte du fait qu'une autre entité pensante DIFFÉRENTE DE MA STRUCTURE puisse satisfaire aussi ses propres formulations, en arrivant à des résultats incompatibles avec mon MOI-STRUCTURAL, mais qui seraient parfaitement valables pour elle.

Mais ceci est un corollaire de l'inquiétante question que nous pouvons poser en premier lieu. Existe t'il un modèle objectif du " Cosmos ", une RÉALITÉ ULTIME des "choses" telles que nous les appréhendons? Si la réponse est négative, la confusion introduite rendra impossible toute espérance de certitude.

Mais avant d'exprimer nos idées sur les êtres, sur "l'entité dimensionnelle", voyons comment envisager le problème de l'information dont l'altération interdirait toute possibilité de nous comprendre.

LETTRE 77:

NOTRE LANGUAGE (extraits)

Nous vous parlerons une autre fois de notre forme de communication "TÉLÉPATHIQUE ", celle-ci nous permet de connecter les éléments intégrants de notre réseau social à de grandes distances. Deux difficultés ternissent cependant cette voie informative :
- Un début de contact entre deux frères nécessite un certain temps.
- Des concepts complexes de caractère logique transcendantal ne peuvent accéder par cette voie, seulement utile pour la transmission d'idées simples et topiques.

Notre premier objectif de notre pensée fut d'élaborer des bases dialectiques, une logique qui fût indépendante du langage, de la langue.

Ainsi quand nous devons dialoguer ou exprimer des idées transcendantes de caractère logique, mathématique, métaphysique ou physique, nous utilisons une codification particulière de propositions, formulée de telle façon que notre dialectique ne rencontre pas d'obstacles idiomatiques, phonétiques ou affectifs. Le gain important en pouvoir informatif compense la lenteur ou la faible fluidité du flux de communication verbale.

Nous observons des divergences notables entre les bases de logique qui vous sont familières et les nôtres. Nous nions le principe terrestre du tiers exclu (exclusion du moyen terme énoncé par Aristote) selon lequel les propositions ne peuvent être que VRAIES ou FAUSSES doit être refusé, étant d'une logique trop simpliste.

Une telle ligne dialectique déterminée exige de même que l'on refuse le principe nommé "de CONTRADICTION".

Dans tous les cas il faut respecter le principe d'IDENTITÉ.

Ceci exige un éclaircissement. Dans notre vie quotidienne cette dialectique du "tiers exclus" peut être utilisée. Si je dis que OUI, je me suis réveillé à 8 heures, une telle proposition est VRAIE ou bien je peux avoir falsifié la réalité, auquel cas un autre type d'énonciation distincte de VRAI ou FAUX n'est pas possible et ceci ;ICI et MAINTENANT dans mon cadre tridimensionnel de mon Espace.

Pour des actes normaux de la vie quotidienne, ce principe artificiel, bipolaire ou bivalent (du tiers exclu), est valable ou utile (on ne fait pas, au marché, des corrections relativistes sur la masse d'une marchandise déplacée du commerçant vers le client). Mais quand il s'agit de spéculer au sujet de valeurs transcendantes ou d'étudier des concepts gnoséologiques, ontologiques, physiques, biologiques, théologiques... ce principe est totalement à rejeter.

C'est précisément l'obstacle dont nous faisions allusion dans les paragraphes précédents. Comment vous exposer nos fondements métaphysiques si nos langages respectifs sont basés sur des principes logiques contradictoires? Le problème ne peut se résoudre par une simple transcription des significations de phonèmes comme vous pouvez vous en douter.

Ceci est la raison pour laquelle (en dehors de celles inhérentes à des impératifs de censure) nous nous voyons obligés, dans nos rapports, d'utiliser des comparaisons terrestres, des propositions mutilées et étroites qui entravent toute la richesse informative de nos expressions dialectiques.

Déjà la seule utilisation du verbe ÊTRE limite toutes nos possibilités. Toute l'ontologie des penseurs terrestres est saturée d'expressions comme " ÊTRE ", " JE NE SUIS PAS", " J'EXISTE ", sans possibilité de choix pour d'autres formes de contenu distinct.

En ce sens, l'orientation de penseurs néopositivistes comme Russel est clairvoyante, non pas par le rejet de toute métaphysique mais comme exigence d'une révision du langage. Tant que les formes de communication informative ne seront pas clarifiées, le processus de recherche de la vérité sera lent et très laborieux.

LETTRE 80

NOTRE GNOSÉOLOGIE

Nous avons élaboré une théorie de la connaissance qui ne soit pas partie incluse de notre propre Philosophie - Théologie et avec sa propre identité, bien que notre source de connaissance soit empirique.

Nous sommes convaincus de ce que "LA RÉALITÉ ULTIME" (l'être ou la chose "réel") nous est inconnu, convaincus aussi de ce que l'Espace accessible par nos voies intellectuelles et sensorielles est un fantasme créé par notre propre MOI-PENSANT, et nous optons pour au moins tenter de "pénétrer" cette image déformée par nous de n'importe quelle "RÉALITÉ ULTIME".

Le drame de l'homme est le suivant: conscient du fait que l'ESPACE que nous "contemplons", que nous "pensons" n'est pas le véritable ESAPACE engendré par WOA, puisque la fonction "pensante" distord et déforme sa réalité, l'être humain est condamné à gommer la réalité au fur et à mesure qu'il la découvre, réalité qui assouvirait son angoisse gnoséologique.

Nos ancêtres découvrirent que les formulations scientifiques élaborées sous des prémices et sous des conclusions basées sur une logique simpliste n'ont pas le caractère apodictique (NdR : " qui a une évidence de droit et non pas seulement de fait"; ROBERT) auquel on peut penser. Dans la dynamique de l'UNIVERS GLOBAL existent évidemment des principes incapables d'être envisagés sous les qualifications appelées FAUX ou VRAI. Surgissent alors des termes qui réclament une nouvelle logique capable non seulement de dépasser les limites de certaines formes simples de communication informative, mais aussi d'enrichir la gamme de propositions possibles.

Sinon comment pourrions nous rattacher à la phénoménologie scientifique des réalités comme le mal moral, la cruauté, la félicité, le bien moral, la satisfaction intime ou la transmission télépathique et le lien soma- âme (péresprit) ?. Toutes ces réalités ne peuvent être mesurées analytiquement et insérées dans le cadre de la réalité objective avec des concepts tels que l'état liquide de la matière, les radiation ou les I.U.

Il était nécessaire de libérer l'homme qui se consacre à la science de sa tendance inconsciente à imprégner ses conclusions de teintes affectives, en pervertissant ainsi la conscience de la réalité objective.

Surgirent ainsi de nouvelles techniques pour accéder à des phénomènes qualifiés de SPIRITUELS en utilisant une méthodologie rigoureusement scientifique (c'est-à-dire en vérifiant les faits et en formulant analytiquement leurs lois).

Il y a seulement une différence avec les scientifiques de la Terre : vous, vous acceptez une hypothèse en l'élevant au niveau d'explication rationnelle même si ses postulats (énoncés sous des formes aristotéliciennes) ne contredisent pas une loi exprimée mathématiquement (généralement d'ailleurs de manière statistique).

Notre "agnosticisme" nous pousse non seulement à nous abstenir de définir et de sonder quelque chose d'aussi transcendant que WOA ou la "réalité ultime" qui est, mais aussi nous pousse à élaborer une théorie et à la vérifier. Et ne pas accepter son authenticité malgré tout.

Le flot de concepts, explications, hypothèses, nous sert comme gymnastique mentale pour épurer constamment les idées. Quand un penseur d'UMMO formule par exemple une nouvelle loi physique ratifiée par les faits et sa formulation analytique, IL NE LA CROIT PAS lui-même et ne l'accepte jamais. La propre dynamique de la fonction pensante est plus importante que le stade "plat" d'une théorie stagnante qui engendre une école.

Cette conduite pragmatique est utile car elle évite aussi bien l'atomisation d'écoles qui divisent le Réseau Social en provoquant des situations conflictuelles, que les postures narcissiques et non objectives de celui qui accepte ses propres genèses mentales comme vérités ultimes, en oubliant qu'un autre homme dans le futur perfectionnera encore, parfois d'ailleurs sans les nier, les propositions précédentes.

C'est pour cela que nos penseurs n'essayent pas de spéculer autour de l'essence de ce qui n'est pas accessible (par exemple WOA et la "RÉALITÉ ULTIME").

LETTRE 79

LE CONCEPT DE WOA

Vous disposez d'un beau mythe: Tantale, le roi de Lydie condamné à ne pas pouvoir satisfaire son appétit tout en disposant de plats à sa portée.

Tout ÊTRE PENSANT doit subir aussi les conséquences de sa propre essence. L'Univers est inaccessible. L'espace qu'il voit, qu'il touche, qu'il sent thermiquement, qu'il pense en somme, est transformé par lui dans ce processus pensant.

Mais la "RÉALITÉ ULTIME" avec ses multiples formes d'ÊTRE: EST-ICI-DANS-MON-ESPACE. Est-ce que quelque chose ou quelqu'un peut y accéder ? Est-ce que quelque chose ou quelqu'un peut penser à elle sans la déformer ? Est-ce que quelqu'un ou quelque chose peut pénétrer dans la "RÉALITÉ ULTIME" sans qu'elle ne se permute en RU1, RU2, RU3 ......RUn ?

Ce quelqu'un ou quelque chose serait clui que vous dénommez DIEU ou le Générateur, si le "Dieu" de vos écoles théologiques était moins anthropomorphe que le concept d' "ÊTRE NÉCESSAIRE.

Nous disons que WOA engendre l'UNIVERS GLOBAL. En utilisant arbitrairement le mot "engendrer" non pas comme strict synonyme de CRÉER.

WOA est l'unique être pensant qui ne déforme pas la "RÉALITÉ ULTIME".

En risquant encore d'anthropomorphiser le concept que nous tentons d'exposer, on dira que WOA coexiste avec la "RÉALITÉ ULTIME", que la "RÉALITÉ ULTIME" ne lui est pas transcendante.

La "RÉALITÉ ULTIME" est ACTE de WOA. Elle est générée sans que WOA ne l'ai eu en puissance au préalable. De cette façon LA PENSÉE DE WOA ne garde aucune relation avec notre processus pensant d'êtres dimensionnels et humains.

Nous affirmons donc que l'ÊTRE n'est pas IMMANENT, n'est pas un but de notre conscience subjective bien que ce soit cette conscience qui le conforme, en tordant une "RÉALITÉ ULTIME" qui se cache derrière notre vision mentale déformée de L'ÊTRE.

WOA engendre aussi toutes les formes possibles de RU1, RU2, RU3. . . . . ... RUn et ses sous-groupes qui constituent autant d'autres ESPACES.

Autrement dit, WOA engendre une infinité d'ESPACES, en engendrant une infinité de types d'êtres pensants, mais la proposition "IL Y A UNE INFINITÉ D'ESPACES" est seulement valable pour nous, êtres pensants qui, en déformant autant de fois la "RÉALITÉ ULTIME" que nous sommes de classes de " JE PENSANTS", créons l'illusion d'une très riche gamme de possibilités ontologiques.

Exprimé d'une manière triviale " vu du côté de WOA", l'ESPACE ne présenterait pas la large gamme de formes qui est familière à notre entendement et même WOA ne l'apprécie pas comme quelque chose qui EXISTE ou qui N'EXISTE PAS ou qui EXISTE AUTREMENT.

Pour WOA il est simplement "RÉALITÉ ULTIME" éternelle et immuable comme telle. (Sans employer ici le mot " éternel " comme synonyme absolu de temps infini).

L'IDÉE DE WOA

Il est vraiment difficile de parler de WOA dont nous ignorons l'essence tout en étant contraints d'employer un langage dont les bases logiques sont bivalentes et trop simplistes.

quand nous employons l'expression "N'EXISTE PAS " nous nous référerons bien à des concepts abstraits ou à des idées ou bien à WOA.

Nous cherchons à exprimer quelque chose de différent de la "RÉALITÉ ULTIME" (RÉALITÉ INACCESSIBLE ) puisque la "RÉALITÉ ULTIME" se présente à nous avec des dimensions et que WOA est adimensionnel, c'est-à-dire qu'il n'est pas susceptible d'être déformé par notre pensée..

WOA est adimensionnel.. Cela n'a pas de sens de parler d'éternité, de temps, de pensée ou d'esprit dans l'essence de WOA.

Mais sa raison est précisément celle d'être genèse de l'idée "RÉALITÉ ULTIME"..

Nous avons dit que la "RÉALITÉ ULTIME" est l'entité qui ne nous transcende pas telle qu'elle est : tordue, fractionnée en multiples formes (UNIVERS GLOBAL).

C'est dans ce sens que nous pouvons (sous un angle familier pour nous) imaginer qu' "il y a" un esprit créateur d'idées, d'une infinité d'idées, dans la mesure où ces idées ne sont pas incompatibles avec l'essence de WOA.

De plus n'attribuons pas à WOA des qualités et n'associons pas à sa "RÉALITÉ ULTIME" des fonctions hominoïdes qui anthropomorphisent son concept comme l'ont fait malheureusement les théologiens de la Terre dans des époques passées. L'attribut de BONTÉ, de CRÉATEUR, de JUSTE, de CRUEL, etc., n'ont pas de sens s'ils s'appliquent à "celui qui est "RÉALITÉ ULTIME" (c'est le cas de WOA).

Quand nous écrivons "engendrer, générer" nous prostituons la signification authentique, étant donné que le concept ne peut être synonyme véritable d'ENGENDRER ou de CRÉER au sens où on l'entend c'est-à-dire "la fonction qui permet à une entité avec une existence préalable de faire surgir un être contingent dont les éléments constitutifs ne préexistaient pas".

Nous nous rendons parfaitement compte de la confusion qui peut gêner pour essayer de comprendre ces paragraphes.

En utilisant une logique familière, nous pouvons symboliser ce concept :
Vu depuis la perspective de l'homme, WOA crée les bases des atomes, génère les lois qui régissent le Cosmos, mais vu avec la perspective de WOA, la fonction "générer", "créer", et même "COEXISTER", n'a pas de signification.

Il est nécessaire d'insister sur la grande différence que nous pourrions observer entre le concept de genèse par WOA (vu par un homme) et ce concept de génération tel qu'il serait appréhendé si nous avions l'ubiquité (possibilité absurde) de prendre le "point de vue" de WOA.

Sans doute WOA engendre une infinité d'idées, idées qui, en tant qu'excroissance d'un ÊTRE SUPRÊME, lui-même, doivent SE RÉALISER, EXISTER EN DEHORS OU EN DEDANS DE NOUS. Ainsi il est capable d'engendrer autant d'Espaces différents que nous pouvons imaginer d'entités pensantes.

Mais sous l'hypothétique angle de WOA, tout est différent. Lui, il coexiste, engendre avec le ou les (utiliser un qualificatif quantitatif n'a pas de sens) "RÉALITÉ ULTIME". Mais un être pensant est simultanément "RÉALITÉ ULTIME", car, à son tour, en pensant à "lui-même", il la déforme en mille facettes ontologiques, générant son propre Espace, son propre COSMOS. Ainsi surgissent autant d'Espaces que d'entités pensantes compatibles avec " l'esprit de WOA".

Pour WOA les pluri-Espaces (l'UNIVERS GLOBAL) n'a pas de sens mais il n'en est pas de même pour nous, hommes pensants.

Mais continuons avec le procédé de "WOA vu par moi" (MOI-PENSANT).

WOA, parmi l'infinité d'idées qui coexistent avec son essence, imagine celle d'un ÊTRE adimensionnel capable de modifier sa propre "RÉALITÉ ULTIME" (c'est-à-dire : penser, engendrer des idées). Un tel "être" (être pour mon concept, "RÉALITÉ ULTIME" pour WOA) doit donc être libre. Observez que s'il ne l'était pas, sa genèse d'idées n'aurait pas de sens puisque ces idées seraient attribuées à WOA et ne seraient donc pas des IDÉES (au sens conceptuel que nous attribuons à un tel mot) mais des "RÉALITÉS ULTIMES".

Il n'est pas logique non plus d'imaginer que cet " ÊTRE " libre et générant une autre "RÉALITÉ ULTIME" puisse être un double, un duplicata de WOA (WOA ne peut pas engendrer un tel être).

C'est donc ainsi qu'a été généré l'ECC (Espace des Consciences Collectives) qui représente la collectivité des ÊTRES PENSANTS incapables de pénétrer l'essence de la "RÉALITÉ ULTIME", étant donné que cette tentative provoquerait une "mutation " en lui, l' ECC.

Combien de Consciences Collectives existent-elles ? C'est-à-dire combien y a-t-il de catégories de groupes pensants? Est-ce que tous les ECC sont identiques dans leur essence ? L'ECC terrestre est-il le même que celui d'une autre planète ?

Il est nécessaire de clarifier l'interprétation que représente l'ECC : il représente notre concept actuel de l'ESPRIT COLLECTIF.

Il est évident que nous ignorons de façon empirique combien de catégories d'êtres CONSCIENTS ET PENSANTS peuvent exister dans l'UNIVERS GLOBAL ,

Si nous acceptons la définition de l'UNIVERS GLOBAL au sens strict, il doit y avoir autant d'ESPACES que de catégories d'êtres pensants capables de déformer la RÉALITÉ ULTIME .

En adoptant aussi le terme "CONSCIENCE COLLECTIVE" comme synonyme de collectivité homogène, vous les hommes de la Terre, nous ceux d'UMMO et TOUS les humains qui ont notre structure neurocorticale et dont les processus mentaux se déroulent sous des bases analogues, nous lui appartenons.

LETTRE 78

ONTOLOGIE

Comme vous n'êtes pas nécessairement des spécialistes en philosophie, nous essayerons d'utiliser une terminologie familière et compréhensible..

Le problème de l' "ÊTRE", tel qu'il a été envisagé par vos penseurs, a eu une formulation radicalement différente sur UMMO.

Nous ne doutâmes pas un instant de l'existence d'une réalité externe à notre propre conscience. Les "choses" existent par elles-mêmes, "en dehors de moi" mais leur essence nous est masquée par leur codage dans nos voies sensorielles qui rendent difficile d'accéder à la réalité extérieure, dont les images mentales s'intègrent au travers du code utilisé par nos organes récepteurs internes et externes.

Sur ce point les penseurs de la TERRE acceptent aussi la difficulté d'accéder à la réalité extérieure, dont les images mentales s'intègrent au travers du codage utilisé par nos organes extérocepteurs et propriocepteurs

Ce principe est resté constant jusqu'à ce que de nouvelles formes de dialectique enrichissent nos schémas primitifs.

Une synthèse de notre ontologie actuelle pourrait être formulée ainsi :

Il n'est pas possible de définir dans un premier stade le concept de l'ÊTRE.
POUR MOI qui suis une pure conscience de mon MOI LIBRE et des choses (Réalités ultimes) QUI "EXISTENT PHYSIQUEMENT " autour de moi, je suis plongé dans un espace qui me transcende.

Les " choses ", les objets de mon processus mental ne sont sans doute pas comme je les perçois, ni comme je les traite au moyen d'un mécanisme de rationalisation plus complexe.
Les relations causales sont des relations "EN MOI" traitées selon un ordre élaboré par de tels mécanismes.
Un végétal est appréhendé par moi avec des caractéristiques qui symbolisent ses attributs réels. Mon impression sensorielle arrivant au niveau de la conscience est sans doute une illusion due à des constantes extérieures.

Ainsi la couleur sera l'impression psychologique d'une stimulation de nature électromagnétique. Cette idée concorde avec la pensée des théoriciens modernes de la Terre.

Mais, même si les ÊTRES (les choses) étaient masqués en accédant à notre MOI et même si nous ne pouvions savoir comment ils SONT réellement, leur essence EXTÉRIEURE-À-MOI est-elle constante?
Je peux ignorer comment EST réellement une molécule de camphre qui stimule mon odorat en provoquant la sensation consciente, mais chaque fois que je perçois un tel arôme, puis-je assurer qu'il est un attribut du seul camphre ? Et non pas qu'il puisse s'agir d'une illusion ou une hallucination ?

Exprimé autrement : Même si je ne savais pas comment "est réellement l'UNIVERS": celui-ci est-il "ici", dynamique ou statique, changeant ou rigide, engendrant des idées qui se reflètent dans ma conscience sans que mon MOI soit capable de changer son essence, son être propre?
La réponse est NON:

Les humanoïdes avec une structure neurocorticale et mentale définie (nous les hommes de la Terre et tous les êtres semblables de l'Univers) ne pourrons jamais accéder à la vérité, à l'essence de l'Univers, non pas parce qu'un tel Univers n'existe pas ni parce qu'il y a une barrière qui nous en empêche, mais parce qu'EN PENSANT À LUI NOUS MODIFIONS SON ESSENCE MÊME et bien qu'il s'agisse d'une comparaison grossière, il en est de même quand un physicien observe une expérience: il produit une altération dans le processus en utilisant de la lumière ou n'importe quelle particule pour l'observation. Ceci est un obstacle insurmontable puisque l'observation elle-même altère la véritable nature de ce qui est observé.

Quelque chose de semblable se passe avec l'ÊTRE : celui ci EST-AINSI quand il N'EST PAS PENSÉ ET QUE SON IDÉE N'EXISTE PAS DANS MA CONSCIENCE.

Dés que nous, êtres pensants, tendons vers l'être, celui-ci n' [EST], ni [N'EST PAS] (ici votre logique ne permet pas une solution informative pour développer ce concept).

Nous, humains ou autres êtres pensants, créons l'espace en pensant à lui. L'Espace nous apparaît avec une configuration de particules. Sans doute ces particules existent en tant que reflet spéculatif de QUELQUE CHOSE QUI N'ÉTAIT PAS particule avant que nous la pensions et avant que nous, les humains, existions.

II s'agit là d'une espèce de "symbiose" entre la réalité extérieure et nous. La réalité extérieure se plie à notre processus mental, elle est modifiée dès que nous focalisons notre conscience sur elle. Nous élaborons alors un modèle d'espace composé de facteurs physiques (particules pour vous, I.U. pour nous) qui est notre création et en même temps cette réalité conforme notre MOI, le crée, le génère.

En arrivant à ce stade, vous pouvez penser que ce système est une espèce de panthéisme qui exclut l'idée d'un ÊTRE NÉCESSAIRE ou WOA TRANSCENDANT-AU-COSMOS. II n'en est rien.

Imaginons d'autres êtres "pensants" différents de nous (d'autres humanoïdes ou non). Non pas en se référant à des êtres avec seulement une structure physiologique différente, mais à des "JE" dont les schémas mentaux ont une configuration différente.

Sans aucun doute "ceux-ci" tenteront de PENSER-LE-COSMOS (bien entendu le processus de PENSER ne doit pas être interprété dans un sens anthropomorphique), et "ce faisant" ils modifieront son ÊTRE. Ainsi leur Espace ne sera pas notre Espace.

Nous ne disons pas que l 'Espace ne sera pas observé ou senti ou perçu ou schématisé de différentes manières, ceci est évident. Par contre nous disons que l'image de cet Espace doit être différente comme peut l'être une image optique captée par un insecte avec son oeil à multiples facettes par rapport à celle perçu par la rétine humaine.

II n'y a pas seulement le fait que l'image de cet espace soit distincte par l'intervention de processus mentaux de configuration différente des nôtres. C'est que l'ÊTRE même, l'ESSENCE même de l'ESPACE sera perturbée.

Cette relativité de l'ÊTRE, cette polyvalence de l'ÊTRE, devra être reflétée dans la logique par ce que nous nous pourrions nommer "gamme de forme de l'ÊTRE".
Supposons que nous ordonnions symboliquement toutes les possibilités ontologiques (pour cela faites abstraction du principe du tiers exclu aristotélicien) d'un QUELQUE CHOSE transcendant à mon "JE".

Il s'agit d'un ensemble ou série de possibilités non tautologiques que nous pouvons coder synthétiquement ainsi: RU1, RU2, RU3, RU4 , RU5..... ; RUn

Nous arrivons à la signification que la "RÉALITÉ ULTIME" est "CE" qui est susceptible d'adopter des possibilités infinies "d'existence" (Réalité Ultime 1, RU2, RU3, .. . . . . ; RU n). Ainsi, par exemple un photon peut être RU1 (ÊTRE RÉALITÉ LUMIERE) ou RU2 (NE PAS ÊTRE RÉALITÉ LUMIÈRE), mais les deux possibilités sont des déformations d'une "RÉALITÉ ULTIME " provoquées par mon JE (moi pensant).

Ainsi vous les hommes de la Terre, ne voyez donc l'ESPACE et ses éléments intégrés et n'en acceptez pour l'instant que les possibilités RU1 et RU2,. Sans doute plus tard en accepterez vous, comme nous, les possibilités RU3, RU4 , ...... RUn .

Mais d'autres hypothétiques êtres pensants capteront la "RÉALITÉ ULTIME" sous les possibilités différentes des nôtres RU + 1, RU + 2 ........ RU+n.

Le drame de l'homme (et il est possible qu'il en soit de même d'un autre être humanoïde) réside dans le fait que sa recherche de la vérité, sa recherche de la "RÉALITÉ ULTIME", sera infructueuse puisque celle-ci se présentera toujours sous les caractéristiques RU1, RU2, RU3. . . . . . . . RUn.

Mes jugements, mes actes, qui sont ordonnés par les objectifs à atteindre et par les moyens utilisables, constituent de plus, EN-EUX, autant de RU1, RU2, . . . . . . . . RUk auto-déformés par leur propre processus pensant.

LETTRE 81

LA MORALE

Notre WOA donc, n'est pas un Dieu avec des attributs de type humain ( bon, sage, puissant...) tout au moins au sens littéral accordé à de telles qualités. Il n'existe pas "un problème du mal" que nous devons imputer à WOA. Le mal moral et physique est engendré par notre MOI-PENSANT LIBRE, qui en déformant ce qui est transcendant ("LA RÉALITE ULTIME") reflète sur notre conscience toute une très riche variété de formes physiques et de formes d'existence plus ou moins "belles" quelquefois, plus ou moins "mauvaises" quand elles perturbent notre affectivité.

La tendance à chercher la sécurité en Dieu, est topique dans le contexte socio-religieux actuel de l'homme en tant que réponse à sa propre anxiété et angoisse, angoisse de l'insécurité de son existence. Il n'y a rien à demander à WOA, seulement à lui transmettre de la gratitude d'exister.

Nous aimons le Créateur, mais comme il ne nous est pas accessible, comme il transcende notre conscience, comme nos concepts de l'Univers et de l'échelle des valeurs psychiques ou des idées ne peuvent ressembler en rien à la "RÉALITÉ ULTIME", nous projetons cet amour sur les autres hommes et cet amour se traduit par une morale sociale renouvelée, nettoyée et des compromis sévères envers le Réseau Social.

Nous assimilons l'ensemble des humains de notre planète à un réseau dont les "noeuds" ou points de jonction représentent les organismes physiologiques, et les "branches", les liens d'ordre physique, psychologique, moral... Un flux informatif mesurable entre deux noeuds ou centres définira analytiquement cette relation en degrés ou étapes du réseau.

Nous élaborons ainsi cette morale à partir d'une double source : Une, éternelle, non modifiable et statique, proposée par la révélation de notre UMMOWOA (l'équivalent du Christ sur UMMO), une autre grâce à la participation active de nos frères, l'élaboration continue de nouvelles interprétations et de formes soigneusement adéquates au temps et à l'espace, conditionnées par une culture en progrès, par le processus de la neuro-corticalisation, par l'application de la technique à nos formes de vie.

Ainsi notre morale est changeante, adaptée à chaque moment aux circonstances de l'homme et de son entourage social. Jamais sur UMMO les experts en philosophie religieuse n'ont invoqué une régression à des stades de civilisation ancestrale. Le mythe du " bon sauvage" n'a pas de sens chez nous.

Notre éthique ne se sent pas non plus liée par une pression du milieu social qui l'étrangle et la sature, par un contenu creux d'habitudes irrationnelles et de "tabous", de conformismes standardisés qui étoufferaient l'homme, en lésant sa liberté.

Voici donc une synthèse de notre définition de la loi morale: C'est la gamme de lois imposées, sans contrainte mentale ou physique, par une constellation d'idées fondées sur le stade présent de la connaissance. Lois qui s'articulent en normes spécifiques en fonction de la situation et du niveau mental de chaque homme, situation et niveau toujours en plein processus de progression. Cette éthique (changeante suivant l'évolution de la société) est évaluée en fonction de l'équilibre entre les exigences d'une morale de l'individu et d'une morale de la société.

(Lien sur lettres 76 à 81 - site "les lettres Ummites")

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